28 juin 2007
"Même si tu me dis/Que je ne suis pas d'ici/Mes souvenirs m'habitent/Me ramènent toujours là/Toujours là.. [SONIA DERSION]
[Parce que c'est long et que ça fait longtemps]
( C o E U R S o L E I L )
merci Kik'
Alors que ça ne va pas fort, je relisais des anciennes entrées de mon blog. Et ça m'a "remonté"! Il peut-être pas génial, et peut-être que personne ne s'y abonne, mais c'est exactement à ça que j'ai envie qu'il soit.
Le temps est long depuis le 7 juin, le dernier exam, celui d'instit a. Je pense à la troupe, éparpillée, entre vacances ensoleillées pour certains et boulot d'été pour d'autres. Je suis retombée sur les photos du timide, même si la ferveur s'est amoindrie comme prévu, j'aimerais le revoir, il me manque.
En ces moments, je vis des choses désenchantées. Je lis plein de choses (l'expérience du transexualisme, la croyance populaire africaine que coucher avec un enfant -vierge qui plus est- inoccule le virus du VIH,..) par voie de conséquence, celle des vacances d'été. Je donne toujours mes cours particuliers à mon petit élève, je m'attarderai à faire sa fiche dans pas longtemps d'ailleurs. Je fais 12km par jour sur le vélo d'appart'. Je me bats contre la cellulite aussi. Je me brosse les dents trois fois par jour. Ainsi, j'évite de grignoter. Mais ça n'a plus l'air de suffire.
Je pleure le matin et le soir aussi. Je ne supporte plus les "directeurs de ma destinée". L'enfermement chronique me tue un plus chaque jour. Pourtant je connais cette sensation chaque année. Mais cette douleur, même si elle est connue, reste une douleur. On ne s'habitue pas à la douleur, non ... . Il le croit lui. On la supporte mais on ne s'y habitue pas. Des cris, des "ça m'arrangerait aussi que tu partes le matin et ne reviennes que le soir" et "t'as qu'à sortir, personne t'en empêche, de toute façon tu fais bien pire; je les fais bien les corvées sans toi". Et les réponses au bout des lèvres, je ne lui offre que ma soumission. Est-ce qu'avec ... ça sera comme ça? Rendre des comptes et souffrir en silence? NON, ça l'est déjà. A ces moments désenchatées où mon PC, ni la musique ne suffisent, je m'éteins.
Il y a une semaine, sur MSN, RC. Il est là, on parle. Le soir même, webcam et micro. Le feu s'embrase, un feu d'artifice même. Il en a toutes les caractéristiques: beau et éphémère. Plus vite, plus de tabous ni langue de bois. "On est plus des enfants" comme dirait H., dont je n'ai plus du tout de nouvelles par ailleurs. Un manque évident, une envie trépidante. Je rentre dans son jeu. On en est pas aux déclamations de l'été dernier, mais le stade juste avant. En deux jours. On se fait des plans, on s'imagine chez lui pendant une semaine, seuls. Son sourire fermé, ses photos, notre créole. On est ensemble, à 9680 km de distance. Sms et RDV sur le web. On s'attend, dormons tard pour se voir. Alors que là-bas, ça n'est pas le rythme. Je veux de lui, mais surtout de là-bas. Il personnalise l'endroit mais pas trop car il sera mon idylle de toujours et réciproquement, on se l'est promis. Que vaut une promesse maintenant? Sa valeur se mesure à son accomplissement. Rare fait, plus que les insultes, on se retourne des paroles insignifiantes, des "ironies du sort", c'est merveilleux car on rigole à 9680 km. Et après on est gêné, car la complicité reprend de plus belle et "ça s'appelle haute trahison", comme il l'a si bien dit. Fatigué, pris dans ses obligations de DJ, de cousin, d'étudiant, on s'est abandonnéil y a deux jours. Un mail de moi. Je me suis modérément re-immergé dans le pays, la radio, la télé, les infos. Pour me rapprocher un peu plus de lui. Ou pour mieux m'éloigner d'ici, le domicile. J'attend toujours, fatiguée et ça se rajoute sur ma misère intime. Mais c'était bon, j'en veux encore un peu.
Faut-il que je retourne là-bas ?"
|"Coeur Soleil" - Sonia Dersion|
23 juin 2007
"In a dream I was a werewolf/My soul was filled with crystal light/Lavender ribbons of rain sang" [COCOROSIE]
[Encore une fois, bang bang dead]
- Des frustrations amenant à des crises de nerfs.
- Extra-conjuguale, oui je le veux.
- Je m'approche de la web (et l'image sur l'écran montre son
visage remonté légèrement vers le haut).
- Un couple qu'on aura jamais/toujours formé.
- Des idéaux dépassés et une rengaine perpétuelle.
- I love you always forever, quand je t'aurai perdu, des fois que j'aurais pas su.
- Des désirs ardants, passionants brûleront encore.
- Je te déteste et me trahis.
- On s'aime fort à la fois. Détruis moi et je t'apprendrais à m'aimer. A eu lieu.
- Je m'enroule dans les couvertures et souris à l'ennui. Bonne nuit.
|"Werewolf" - CocoRosie|
21 juin 2007
~La chanson de nous~
[Je serai belle si j'étais dans tes bras, que je lui ai dit hier soir.]
J'avais envie de te parler mais tu n'es pas là.
Je me doute combien ça doit être agaçant d'attendre pour la réunion, aussi je te soutiens à 100%.
Je me rappelais comment c'était bien nous deux et maintenant encore. On a tellement de responsabilités, on commence à vivre "nos" vies (séparées) et moins "notre" vie. Fallait bien s'y attendre un jour. Je crois qu'on s'aimera toujours comme des enfants, que je sauterai toujours sur toi et t'empêcherai de conduire. Ça me déconcerte un peu qu'on est changé l'un vis-à-vis de l'autre; on pourrait croire que l'on s'aime moins mais c'est faux. Je repense à ces fois où il nous fallait si peu pour qu'on s'aime, dans les couloirs du lycée ou au McDo. Quand ça va pas, je me dis que tout va finalement puisque tu es avec moi. Parfois je n'y crois pas que tu sois encore avec moi, à aimer quelqu'un comme moi depuis longtemps je me serais barrée. Je voulais juste te dire que je t'aime et que même si tout change, je t'aime comme avant. Et qu'importe ce qui arrive, c'est la seule chose qui ne changera pas, jamais.
Bisous. Envoyé par mail aujourd'hui même. Ptn je l'aime en fait.

*Répliques de"Eternal Sunshine Of The Spotless Mind"
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TOI, du début, celui à cause duquel j'ai ouvert ce blog, tu essaies de savoir où je suis qui je suis avec qui je suis. C'est gentil mais non, même si j'ai de la peine. Oublions-nous, comme on a si bien su le faire durant ces trois mois.
|"E's G L S" - Beck|
15 juin 2007
"If I had my way/She wouldn't be with me/He wouldn't be with you/It would be only me.." [BOBBY VALENTINO]
[Chuuut c'est un secret]
Très contente de l'avoir fait, j'avoue le caractère malsain de la chose.
Le jour d'instit a., on était côte à côte. Une place entre nous. Abu et moi savions qu'il en fallait deux. Ce même Abu pestait contre le Timide sous peine d'être expulsé à l'avant au cas de malentente concernant l'espace requis, puisqu'il était en bout de rangée. Et le Timide répondait "non non, reste là, non". Un "non" insistant, sans expliquer pourquoi, pour qui, ni le but. Reste là, c'est tout. Contente et gênée, je restais! On discutait, cours surtout, et là je subtilise sa carte étudiante que nous sortions tous. Alors.. je mémorise son numéro. Pas INE, son numéro étudiant.. indispensable pour connaître les résultats... Les détails complémentaires m'étant connus, je pourrai procéder à l'authentification, sans qu'il ne s'en doute.. Ouais, ouais!!! Ouais je sais c'est pas bien. Sa mine modeste, limite navrée, me pose à croire qu'il a des résultats plus honorables qu'il ne le laisserait paraître.
Comme si vérifier les miens s'avèrait insuffisant, je prend connaissance des siens, illégalement. Résultat (c'est le cas de le dire), pour moi et lui, le 2.
Amen.
If I had my way
You would give into me
And you'd be here next to me
And you would tell him to leave
If I had my way
*Par la vitre du TER, Gare du Nord,
une vue sur la Basilique du Sacré Coeur.
|"f I Had My Way" - Bobby Valentino|
10 juin 2007
"I just died in your arms tonight/It must have been something you said.." [SMITTY ft. T-PAIN]
[Avec aucun leimotiv]
Et pourtant ma soif d'écrire est intacte. E.T (déjà nommé de cette façon dans des posts antérieurs) m'a envoyé un e-mail, apparemment avant-hier matin. Laconique mais consistant, tendre et un brin charmeur, je me suis laissée séduire pour me demander ce que ce regain d'intérêt à mon égard valait réellement.. Je n'ai pas trop chercher à savoir, alors, peut-être pour atténuer et apaiser ma tristesse "timidesque", je me suis rapatriée dans un droit de réponse gentillet, affectionnant même, mais sans espoir (du moins j'espère ne pas avoir laissé plâner quelques doutes).
Je me dis que c'est dégueulasse tout ça. Je me rappelle quand ... m'avait trompé, je recherchais avec empressement une "cible" grâce à laquelle je me vengerai. Mais pas immédiatement. Alors une fleur est tombée à l'entrée de la fac: c'est lui, E.T. Je lui ai brisé le coeur je crois. Il s'est expatrié dans le sud de la France. Il est tombé amoureux, pas moi. Plus jamais d'ailleurs. Et j'ai ré-essayé de me venger, de perpétrer cet assassinat à la réciproque, sans cesse, mais j'ai compris que c'était impossible. Parce que je l'aime ce conard ... . Et c'est dégueulasse. Revivre le nouveau, savourer la vengeance, se sentir aimée; ça n'a pas suffit. Faire souffrir en fin de compte.
Aujourd'hui (et d'autres jours prochains je suppose), je me sentais mal. Je faisais les corvées, et pour qu'elles paraissent plus supportables, je pensais aux autres et au timide. Les perspectives qui s'ouvrent à moi sont réduites, m'oppressent un peu plus chaque jour et cela ne fait même pas une semaine. Rester avec elle tout l'été, c'est porter mon suicide sur la place publique (vous voyez le tableau? Du type sur le bûcher). Je regarde constamment "Décalé Gwada - El Matador de la Selesao", je m'imagine avec eux, on ferait la fête. Pourquoi pas au billard ou au bowling. Mais cet esprit de 21 ans n'est qu'un poids pour des parents qui fustigent ce corps d'ado. Alors, je visse à fond les écouteurs, et continue de passer la petite balayette sur chaque marche de l'escalier, sans trop comprendre la portée de l'affaire.
|"Died In Your Arms Tonight" - Smitty feat. T-Pain|
08 juin 2007
"Tell me what I'm supposed to do/With all these left over feelings of you/'Cause I don't know" [RISE AGAINST]
[Low cost & no man's land]
On m'a pas dit d'écrire automatique, j'ai jamais fait ça l'écriture automatique. Je m'y lance car j'ai trop à dire:
C'est la fin, la fin de tout pour moi. Quatre mois abominables se tendent à bras ouverts. Je les déteste. Loin de mon timide, mon visage est fermé, je suis quelque peu dépitée. Il me manque. Et pas que lui, toute la Selesao me manque. Cette ambiance, ce jeu perpétuel, cette volonté commune de grimper chaque année un peu plus, le JAF, le JAP, moi Ségo et la table grinçante par Timide. Je me résigne, à ce long silence, à ces absences, je veux m'amuser, re-vivre chaque jour un peu plus, festoyer avec El Matador B. que j'ai re-vu pour ce dernier jour, c'est absolument fatal. J'aimerai tant qu'ils soient avec nous dans le nouvel amphi.., prions.
Les adieux étaient odieux donc. Voilà: un croisement de regards, cette bise faussement pudique (je fais tout pour que l'intégralité de mes lèvres épousent ta peau, au plus près de ta bouche aussi) et nos mains qui glissent. J'ai envie d'être avec toi et de toi. T'enlacer, t'embrasser, être bercée par toi, oui je l'écris. J'aurai envie de l'effacer peut-être, un jour, mais maintenant, j'ai envie. Ton sourire, j'adore ton sourire. Tu t'étais délicieusement habillé hier. Bon, tu avais ton pull côtelé pas très grivois certes, avec le col, le bas et les manchettes de ta chemise blanche rayée bleu claire qui étaient retroussés dessus, j'adorais. Comme ta manière de l'enlever car tu as toujours trop chaud toi. Cela m'a étonné comment ça a été vite ce 'au revoir'. Tu devais aller à la B.U et merde, tu ne te joindrais pas à nous pour le petit bout de trajet jusqu'à la gare. J'ai senti dans ma poitrine un coup sourd, puis de l'amertume, comme un peu de café dans la bouche. Comme lorsqu'on a fini de pleurer, beaucoup. A la différence que mes larmes ne sortiraient pas, elles se dissimulaient derrière le fou rire de l'affaire du "nom composé improbable - la signature de la pétition". En fait je mourrais. Te revoir, te parler, te toucher, rire, ma seule volonté: avec toi.
C'était la dernière fois que je te voyais, avant trois mois encore.
Ptn tu me manques. Et je déroge à ma volonté, y a pas d'écriture automatique. L'éternelle insatisfaite.
Je me surprend souvent à m'imaginer une rupture avec ... . Les airs.., la tristesse serait-elle véritable? Alors j'essaie de répondre et je me disais "surtout le soir", lorsque je devrais m'endormir seule et que les géniteurs m'auront harcelé. Ce qui s'est d'ailleurs passé à l'instant. Alors j'ai répliqué et j'ai pleuré sous la douche. J'ai envie de reprendre une douche juste pour ça. Car pleurer pour la douche c'est bon, personne voit et c'est poétique de donner un peu de ses larmes au reste du flot. Alors mes pleurs avaient un autre sens, je me sentais épauler par le jet du paumeau de douche parce qu'il comprenait c'était quoi pleurer. Pour oublier ces choses moisies, je pensais à ce ptn de timide qui me manque bordel. Alors mes pleurs avaient un autre sens: je pleurais pour lui, c'était autre, ce n'était plus triste ni inutile. Je ne pleurais plus pour une mère qui a voulu se flinguer devant moi, mais pour un garçon que je connais pas tant que ça, même si on s'estime. C'était mieux, plus raisonné.
Je suis contente d'écrire ce soir. Ça me fait totalement du bien. De reprendre contact avec 'ce lien qui n'existe pas'. Avec cette séparation forcée du commun des mortels, je dérogerai également à mon rendez-vous spirituel. C'est dégueulasse la vie. Je pesterai tout mon soûl ici alors, peut-être j'y laisserai quelques prières en cours de route. Faut pas se leurrer, Dieu est technologique. Je ne pleure plus parce que notre relation devient monotone, morne et banale, à moi & ... . Pourtant ça me désole, pourquoi? Parce que ça ne me rend pas plus triste, parce que je ne m'arrache pas les cheveux de la tête. Pourtant on reste comme ça, attachés à notre solitude commune: voilà c'est quoi l'Amour.
Je pense à des tas de choses: à comment la politique nous à démonter en réalité, et surtout à l'approbe poussée des médias, à l'apologie du beau temps alors que c'est ce ptn d'effet de serre, à l'apologie aussi et à la démocratisation du crime et du scatologique pervers grâce aux Experts et F.B.I (merci encore, on est des pompes à frics pauvres téléspectateurs de mes deux..), à comment El Matador B. est stylé en réalité, à notre discussion à moi et le timide sur les dessins animés de la Cinq avec Eugène l'éléphant (dont je ne me rappelle plus, même qu'il y avait un Dodo... ah la la..), que même il m'avait fredonné le générique et que je m'étais promise de faire des recherches. J'ai hâte qu'il ait le Net, ptn.
J'ai pas envie de décrocher mais je 'dois le faire' pour aller 'regarder un film', en simultané-distancé de ma maison à la sienne (...). Loisir habituel, escroquerie classe Une.
|"Roadside" - Rise Against|



