29 juillet 2007
"What's the answer?/To our problems/I think we've gone too high.." [JAMIROQUAÏ]
[On s'est plû]

*Bougeoir offert par Le Gaulois un ami oublié aujourd'hui
- Un séjour moins tyrannique chez le pater. Des sorties proscrites en général. Rentrée à six heures, à pieds. Rh., un cousin d'enfer. J'ai spliffé abusivement. Matthieu d'Orgenoy me manque. ("Lady" - Abégé => j'écoute, je veux danser qu'avec lui). On a voulu s'embrasser. On a la même taille! C'est un Prince, ça se voit. Sa pute était à ce barbac' aussi.
- Le Timide s'estompe quand d'autres me courtisent.
- J'ai gagné deux fois aux cartes.
- Mon frère devient de plus en plus mal-élevé, grâce à sa mère. Il m'étrippe.
- J'ai appellé RC. Puis lui aussi m'a appellé dès que je lui ai demandé. Deux fois dans une même journée. Il m'a dit qu'il m'aimait, avec une autre voix, tout doux. Je lui ai envoyé des vynils pour son championnat. C'est juste pour ça vous croyez? Il me manque vraiment en tous les cas.
- J'ai refusé le boulot chez le beau-p, je veux me consacrer à l'A-é. C'est con de penser que je réussirai.
- J'ai grossi comme il fallait pas. Demain reprise du sport, dès aujourd'hui, arrêt du grignotage intempestif.
- Bac (le gourou, cf. ante) et Chris mon oncle sont rentrés chez eux. Chris me manque déjà un peu, Bac pas du tout.
- J'ai déprimé hier après-midi. Rentrée de chez le pater, je m'asseyais, j'aurai pas dû. La faute à lui maintenant si j'ai un instant oublié ce qu'était la vraie vie vacancière: faire pour l'autre poufiasse maternelle. Que des devoirs, pas de droits; cette phrase m'assassine un peu pus chaque jour. Je veux me défenestrer des deux mètres cinquante de haut.
- Je flemmardais d'écrire ici, pourtant des sentiments me rongeaient, des descriptifs détaillés se profilaient, comme la maison de Rh. Depuis que ses parents ont rompu, c'est une maison de mec. Inerte, inanimée, comme si quelqu'un était mort. Les murs attendent d'être ravalés. Le rose pastel de la salle de bain a viré au gris. Alors j'ai mouillé des yeux, juste un peu. Juste pour ça, juste parce qu'une maison avait un air de déménagé. Qu'il n'y avait plus la cohue d'une grande famille bruyante, que chacun a tracé. Que j'avais jamais imaginé que ça devienne comme ça. J'ai eu un choc. Je me suis dit que c'est pas si mal après tout, j'aime pas la structure nucléaire de la famille. Une tribu de copains et un père, peut-être, ça m'aurait sûrement arrangé. C'est dégueulasse d'en arriver à ça, j'y arrive pourtant.
- Là-bas, m'appelle (R.C. le premier). Tous. Prions pour dans moins de 365 jours. Je veux.
- *Chez le pater, c'est sea, sex and sun. Et drogue. Alcool aussi. Bagarre. Fous moi la trêve je sors me prend pas la tête je viens arrête de me répéter quand me doucher tu m'as saoûlé ça va raconte pas tout ce que je t'ai dit regarde ptn ce que tu fais là maman va palabrer famille de merde.
*Chez la mater: <<-Salut!
-Pas salut!! On dit bonsoir ici!
-Bonsoir.
-... .>>
- Mon beau-f serait gay. ... le prend bien. Mais une tristesse l'a prise quand il s'est dit qu'il l'a découvert à son insu. Ce frère auquel il a jamais parlé, toujours en conflit. S'ignorant, le 1er mai comme aux anniversaires. La tristesse d'être si loin d'une réalité qui n'a jamais été, en fin de compte.
- Ptn, ça fait du bien d'écrire.
|"Too Young To Die" - Jamiroquaï|
18 juillet 2007
"I try to see good good in life/Good things but lies not far to find" [ENIGMA]
[Batifoler]

Parler un peu beaucoup pas du tout.
Le dernier vrai fou rire: en première (L bien sûr), Nad' doit faire sa démonstration d'oral de littérature et lors de "l'entretien" au lieu d'argumenter en faveur ou contre les dires d'Epicure, elle raconte un blabatage autobiographique et dit qu'elle est "épicuriste" (au lieu d'épicurienne) et qu'il faut "vivre chaque jour comme le dernier" (palam pa pâââ, cf. Corneille le chanteur). Mon Dieu, j'ai cru mourir ce jour et j'aurai aimé; je serai morte de bonheur. Ces deux années L, j'étais en famille. "Maintenant chacun sa route, chacun son chemin.." cf. ... vous savez. Depuis ce jour, je n'ai jamais vraiment ri. Cela fait trois ans maintenant.
Ma jalousie: je suis jalouse de tout de tout le monde chez le monde. Je suis jalouse de cette fille qui mate mon copain et de cette salope de cafard moisi qui a consenti à son éloignement de moi; de cette fille dans le train qui a un si joli visage que l'on ne voit rien d'autre; de ces gens si absorbés par leur travail qu'ils ne voient rien, en entendent encore moins, ne savent pas ce qu'il se passe en bas chez le commun des mortels et ne subissent pas les travers de l'Homme; des gens qui n'attendent pas un an et demi avant de changer de PC, question financière; de l'intelligence innée des autres; de ce que je n'ai pas. Je suis jalouse que ... soit surdoué. Que le Timide soit parti en vacances, qu'ils soient en contact avec d'autres. Ça me rend malade, je blémis.
Ou quand je l'ai fermé à tout jamais: avant, EtoileMourante c'était l'imposition par la force. Oui j'en ai une grande -de gueule- et ça, je l'ai pas fait exprès, c'est comme ça. Puis, j'ai découvert tout ce que j'avais à découvrir sur ... & sa putain, rejet, reprise mais suspicions permanentes et les disputes à ne plus pourvoir respirer; alors quand il me dit que je l'harcèle lorsque je le soupçonne d'un quelqueconque fait, je me tais. Je dis plus rien, je peux pleurer en silence, je peux mourir de douleur au fond de la gorge, ça descend si bien au fond du ventre et ça ne vous lâche plus le matin. Je me tais quand on raconte n'importe quoi, quand on ment sur moi, quand on me cherche, je prend un air désabusé, une mine de normalité, indicible, pour qu'on ne puisse pas me lire. C'est même plus qu'elle est grande, c'est qu'il y en a plus de gueule.
[A suivre]
|"Life" - Enigma|
17 juillet 2007
"I wish I couldn't say googbye/And every single night/I cry/(...)" [BELLY feat. MONIQUE]
Ptn, je pense au Timide. C'était court, trop. Je me rappellais quand il a pris ma main, nos doigts se sont enlacés. C'était délicieux. Ça faisait partie des derniers moments, personne à cette table de la BU, Abu & le méchant poto du Timide partis aux photocopieuses, pas de A. pour nous foudroyer du regard. Son sourire, ces bras solides, pleins. Sa bouille de gentil. Je lui avais dit, qu'il l'était en fait, un sourire trop content a arboré son visage. Ces cheveux, au gel mais courts, juste pour qu'ils piquent partout. Si je n'avais pas touché, je n'aurai jamais dit qu'il en portait. Je veux le voir, juste pour savoir où ça en est. Qui je suis encore, qui je peux être. Je ne peux pas mentir, c'est mon canal ici: je crois que j'ai envie d'essayer avec lui. J'ai même penser à être avec lui, vraiment être. Je ne sais pas comment il est mais je veux. Ptn, j'arrête pas de penser à lui, j'ai tellement envie d'être avec toi. Ecrire sur ton bras, te "prison breaker" comme les autres ont dit, te saoûler avec mon sourire, mon cynisme sociétaire et mes questions entêtantes un tantillet embêtantes. Je veux que tu m'embrasses, m'étreignes doucement, ta chaleur et l'inconfort, tes bras solides, tes mains bien plus grandes que les miennes, sur mes reins, tendres et timides, dans mes cheveux, ton goût, s'apercevoir du sentiment. L'interdit, mon regret, mes culpabilités. Mon fantasme restera tel quel, trop pudique ou moral ou les deux, tu n'oseras, trop flingueuse et pas tueuse en soi, je n'oserai. Parce qu'aussi il ne faut pas. Ça ne m'empêche pas d'y penser. Je (te) veux.
我很想念你。
|"Goodbye" - Belly feat. Monique|
"Can we plz pour out some liquor?/Symobolizin',let's takin' time to consider that/Though our thugs ain't here,the love is"[NAS]
[Till' I Collapse]
Un petit séjour chez le pater, de vendredi matin tôt à lundi soir tard, pourquoi pas mardi même. Lui raconter, ce que je suis, avant ce que j'étais. Lui raconter mes mensonges; mes deux portables; mes sac Longchamp et montre Guess que je n'aurai pas pu m'offrir, personne d'ailleurs; ce que ... est. Plus leste il peut l'être, il a pas beaucoup été durant mon enfance. Une bouffée d'air pure dans ces vacances travesties. Je dois demander une autorisation d'aller le voir car je vis sous le toit de certaines personnes et je ne fais pas ce que je veux. Et pour ça j'ai toujours la même boule au ventre car on m'a déjà empêché car je n'avais pas demandé mais dit que j'y allais. CONARDS GATES.
Hier, réinscriptions faciles. Peu de monde. Enfin, il devait en avoir trop en parlant des illuminés-intégristes de la Smerep, qui m'a pris une demi-heure, pourtant je connais le quartier, je suis en L2 et j'ai redoublé. Non mais. Un détour par St-Michel pour moi et mon bon/malheur. Les courses pour octobre (oui c'est tôt et alors). Puis un cinéma, ça faisait bien trois mois qu'on y était pas allé. Et dire qu'il y a deux ans, on faisait en une semaine tous les films sortis. C'est un peu notre hobby inaccessible. Ensuite, j'ai marché dans une mare (CQFD) pour rentrer "chez moi".
Je sais qu'il me ment. Je sais pas trop comment le dire. Il sait que je mens aussi. J'arrive pas à écrire.
J'ai dû mal à lire les futurs cours. Je me sens fatiguée, physiquement. Pourtant je fais des efforts, je mange. Et même le sport devient difficile. J'ai sommeil en fait et pourtant je dors. Je crois que je rumine tellement que ça se fait ressentir. Bye.
|"Just A Moment" - Nas feat. Quan|
13 juillet 2007
"Avant je voyais rien comme Daredevil/Mais on m'a trahi/Maintenant j'vois tout c'qui s'passe comme un laveur de vitres" [NAKK]
Les "Chanson[s] triste[s]" de Carla Bruni (que je haïs -que l'on soit bien d'accord- car elle a volé l'homme à Justine Levy dans Rien de grave, obnubilant) et Nakk, en boucle.
Un peu amère, la tête penchée sur le côté. Je fais semblant d'être bien, d'aller bien, d'être lue, comprise et entendue. Ça bourdonne à l'intérieur. C'est lancinant et meurtri. Pourtant ça ne devrait pas. Tout se mélange, à rien. Ce Timide de malheur me rend malade. Et ces chansons de mrd qui assassinent un peu plus encore, que l'on écoute on ne sait pas pourquoi.
Je me suis remise au sport, conjuré à des abdominaux et les poids. Ouais, je veux.
Le mal de l'air étouffé du pavillon. Ce copain est génial, un ange-trop-gardien attentionné, je ne pourrai jamais sans lui mais un jour il faudra. Toutes ces histoires auxquelles ont s'accrochent nous pourrissent. Vendredi dernier on était dans sa voiture, près du cimetière. On est resté dedans toute la journée. On a trouvé cela merveilleux car on l'avait jamais fait -ou peut-être si en fin de compte, mais il y a si longtemps-. On s'est retrouvé dans l'intimité, on s'est parlé à nouveau. Il m'entraîne au drt des cnt et admin en me faisant des interros, aucun autre, que dis-je, personne n'aurait cette patience, cet amour à me balancer à la figure. "T'en veux? En voici, en voilà, dans ton bec". Où ça nous mènera, ces mensonges et ce trop-amour. Un regard séduisant et un sourire et je m'enfuis. Un moindre intérêt, insignifiant et peut-être pas si innocent, il accourt. On est loin de l'automne 2003. Ces photos "bleuies", car l'encre photo vire au bleu et pas au jaune contrairement aux photos développées, où nous sommes moches, légèrement ridicules, avec cet amour rose bonbon, je déteste le rose, guimauve. On sourit, alors que pour être séduisant sur une photo il ne faut pas sourire, pas à pleine dent, mais ouvrir légèrement la bouche, pour paraître naturel. Il restera ça, les un milliard de peluches, les 3000 euros de cadeaux blindés entre trois appart' dans des cartons scotchés à en craquer. Il restera beaucoup de joie mais autant de peine. En fait, faut pas aimer mais être celui qui est aimé si l'on veut pas se faire bais*r.
Qu'en sera-t-il si j'aime? Il faudra que je sois déçue, que ma peine me ramène à toi ... . Je ne regrette pas mais j'ai tant de remords. Oui je m'imagine être autre, autre part. On est tant à se le figurer, les yeux ouverts, sans rêver même. On me la démontrer de façon "A par B". Sans ça, je le savais que tout est conditionné par soi-même et c'est bien dégueulasse: de savoir que tout est de ma faute.
Même du shit m'aiderait pas là. C'est un état de deux, trois jours qui me tape là. Ça allait. Je pense à TOI du début, c'est étrange et évident en même temps. Rien de mieux que les excitations passées pour rendre le présent pesant moins morne. Comme une évasion. Très con ce genre d'évasion. Et la peur de l'échec. Ça c'est le futur mais ça pèse aussi. Alors on évite.
Avant, ... & moi avions un jeu. Enfin c'était né de mensonges d'affaires du type "A quoi tu penses là?" "Oh ben à rien tu sais..". Je lui dis "à rien?! Mais comment tu fais, c'est impossible!". Penser à rien, ça supposerait voir du noir ou du blanc dans notre esprit, à l'instant même où on le prétend. Or on pense toujours à quelque chose. Ben on devait penser à rien. On y est jamais arrivé. Pourtant ça aurait été une bonne chose. A force d'écouter de la musique ou de rester immobile devant le bureau autant immobile, oui quand j'y pense à ces heures perdues, ça m'aurait plutôt rendu service.
Notre truc actuel là? Il prend ces cartes de "Qui veut gagner des millions?", je suis G et lui M. Il me pose les questions avec les jokers (mais deux 50-50, problème technique) et il triche pour que j'arrive toujours à ces quatre millions de francs, je crois que c'est pour lui ça. Il doit aimer me voir grommeler, hésiter quand il m'envoit balader et m'énerver car on sait qu'on y arrivera toujours. A la dernière question.
Voilà ce que j'écris sous les grondements des pétards du 13 juillet.
"On s'connait pas
Qu'importe, j'ouvre mon coeur
Me ferme pas ta porte"
|"Chanson triste" - Nakk|
11 juillet 2007
["La paix est l'intervalle entre deux guerres", GIRAUDOUX]
[On s'est battu autour]
Tyron & Kik' sont rentrés chez eux. Le 24 ils partent là-bas. Re-continuement de l'emmerdement. Dernier jour de prof demain, même si cette bouffée d'air pur me manquera, je ne me plaindrai pas. La semaine prochaine (lundi), réinscriptions. Que c'est bon, que ça fait du bien. "Les rattrapages, c'est l'enfer. Se réinscrire à l'issu de la première session", c'est le paradis, que je lui ai dit à ... mon chéri. Bourse qui tombe dès novembre-décembre ok, Navigo opérationnel dès octobre même septembre ok, carte SNCF ok dès octobre, carte étudiante ok dès juillet. Et surtout pas de révisions de matière merdiques qu'on déteste et qu'en plus on re-tape. Et après on me dirait que c'est pas la paradis? Non, c'est trop top, c'est trop sérieux, comme on dirait là-bas. (Il en faut peu pour être heureux, merci Baloo)
Tyron m'a donné des astuces pour le sport et là, je vais commencer -régulièrement- les abdos. Continuer le vélo et je commence la muscu. Attention, rien d'excentrique, je lève deux kilos avec mes deux bras pour l'instant. (Pour info, je suis pas très grosse, donc j'ai pas beaucoup de force). J'ai commencé lundi que mardi matin j'avais déjà des courbatures. Mais je veux vraiment me muscler pour arriver au top lorsque (et s'il y a assez de places, prions fort) je commencerai le hip-hop. En parallèle, j'essaie de commencer à mémoriser la classification des différents types de contrats et ... m'interrogera régulièrement même si nous n'avons pas défini quel jour exactement. Il faut que j'entame le drt admin aussi, car ça sera une autre paire de manches, arrivé octobre.
J'ai pas envie qu'on me dise que je reste assise, j'ai pas envie de rien faire. Ou du moins m'en rendre compte, que dans ma vie, je fais rien. Le peu que je fais, c'est mal. Alors je m'occupe, en essayant d'être positive (oui, je révolutionne). Le temps est lourd et les jours sont longs. Je pense toujours à la troupe, le Timide bloque mon esprit, des ptn de chansons mielleuses lui sont réservées. Je l'ai montré en photo à Tyron, il m'a dit qu'E.T. avait plus de style. Ça m'a fait rire, car c'était vrai. Le temps qu'il a passé là a adouci le climat mais hier encore, dans le TER, au retour du cours partic', je dépérissais. Repensant à tout ça, ça ne partira jamais. Ma dernière fiche de prof m'attend, je vais le blinder d'exo le morveux. Oui je suis cruelle.
04 juillet 2007
"Each day each dollar she knows it tears another little hole in her heart.." [AQUALUNG]
[Ici c'est là]*
(Inutile car je me mutile)
Je sais pas si ce sont les résultats mais je repense à la fac, l'ambiance quoi, surtout après l'affront d'hier. Alors j'ai envie de m'échapper, partir à 8h le matin et ne retourner qu'à 20h le soir. Comme ma toute première année. Inutile de dire que le Timide est là, tout près de moi mais que je reste sans nouvelles de lui. Encore trois "12", de chacun des mois de juillet, août et septembre, à attendre, ça sera et c'est long. Et il restera les dernieres jours de septembre, si longs car si proches. Où par malchance il fera beau car le changement climatique fait tout changer.
Une journée seule aujourd'hui, loin des foudres que je pourrais retrouver ce soir. C'est désatreux, navrant que les chaînes hertziennes nous mettent des programmes mensongers sur les vies de familles américaines heureuses.
Dans ma tête je suis loin d'ici, mes affaires aussi. Le père bio, j'ai l'impression de profiter de lui, de l'appeller à la rescousse quand les géniteurs-friqueurs ne sont plus. Mon beau-p aussi, j'ai l'impression de profiter, que quand je prend l'argent de mon coût et qu'après je me tire, sans son approbe. Parce que je suis la honte, la honte ça vit mais pas ici.
Les crises se calment au bout d'une semaine généralement mais j'ai peur, plus ça va, moins ça ira, normal.
Je préfère être triste pour le Timide. Et être heureuse pour et grâce à lui. J'ai tellement envie d'écrire de déballer mon histoire, depuis les six ans, de ce qu'on m'a fait, de ce que j'ai vu et entendu à leur insu. Elle est sans queue ni tête et très lourde. Je crois que c'est ça qui me fait avancer, la douleur de repenser au passé, de re-raconter le passé. Alors je me tais "j'laisse tomber, ça sert à rien": voilà la meilleure phrase qui arrive à sortir.
J'ai abandonné le vélo il y a deux jours et je me brosserai les dents que deux fois car je n'ai pas mangé aujourd'hui. Je me demande ce qui me ferait bien plaisir: de l'argent et du cran. Le reste, je me démerderai.
|"Another Little Hole" - Aqualung|
03 juillet 2007
"Dans mon script,j'ai plus l'temps pour les sentiments/j'suis tellement dos au mur que ... [YOUSSOUPHA]
[Crainte opaque]
...ma colonne vertébrale est en ciment"
Dispute, une énième avec la génitrice. Elle n'a fait que ça, me générer et pourtant je n'estime n'avoir aucun de ses gênes. Je la haïs, ces mots, à cause ..., elle ne veut pas que l'on soit ensemble. Je devrais être heureuse, j'ai eu mon année. Et pourtant je suis dans le noir, je surplombe moi-même. J'ai attendu avant d'écrire, déjà que mes larmes cessent. J'aurai préféré ne jamais exister. Je tais cette vie, que je n'ai jamais voulu. Je préfère parler de mes amants, m'imaginer dans leur bras, prendre leur soucis. Voilà des préoccupations cool. Je suis indigne, je mérite le pilori. Ou mourir. Elle me regrette comme fille, et j'ai jamais voulu d'elle comme mère. Je l'ai toujours haïs. En fait dès l'âge de huit ans, quand j'ai découvert qu'elle trompait mon père bio. La vie doit être juste: il lui a fait du mal, elle lui en a fait aussi. La justice c'est se venger? Le propre de la vie? (Drôle de questionnement pour une juriste) J'aimerais n'être jamais née, ou alors être dans la peau de ses filles "tiwé" où la vie n'est pas tracée, ou il n'y a pas de tradition (c'est quoi la tradition?). J'aimerai être invisible. Qu'un truc m'arrive "oh ma chérie" "va-t-en, laisse moi crever, tes problèmes aussi crèveront par la même occasion". J'aimerai disparaître, être au fond, en Savoie, comme quand j'étais partie au ski en 5ème. C'était bien. Même là, et demain, j'aurai pas envie de descendre manger, faire face, dire bonjour. C'est froid. J'en ai marre.
Je t'ai parlé, tu bloques, tu veux que je te dise que je me casse. Je peux pas, j'arrive pas, viens me tirer de ce trou. Tu m'ignores maintenant. Ouais, j'en ai marre et pourtant je reste dans cette maison où sur une petite boîte, devant, avec un autre, il y a marqué mon nom patronymique.
|"Eternel recommencement" - Youssoupha| - mieux qu'une Kleenex ce son
02 juillet 2007
"But now in 95' I must survive as a man on my own" [THE PHARCYDE]
[Voilà, c'est tout]
Deux ans quand même. Au fait (suite du post du 15.06), le Timide aussi. Je suis contente. Tellement, que je la savoure cette ptn de joie, oh oui, pour moi toute seule.
Pour le détail, c'est que j'ai eu 20 à l'exam d'anglais.
|"Runnin' - The Pharcyde|



