EtoilePerdante

Dtc :/

25 août 2007

"..how she made me real(...)/I won't rest until you're found(..)/let me rescue you.." [U2]


[Oui, je suis retournée]


                Mes vacances alcoolo-herbistiques à la saveur savoureusement débauchée
                je regrette?
Pute ect...


   Non, je n'ai pas fait de rab, non je ne suis pas assez riche pour prendre un billet flexible. Alors je suis retournée avec mon bagage larmoyant. Il y aurait trop à raconter. Le séjour raté chez Soop, mère à mon âge, sans structure. Alors ... est parti aussi en UK, en même temps que moi. Pour se rejoindre, s'amuser, me surveiller NON :D pendant sept jours, soit quatre de moins que moi. Oui, c'était marqué plus haut. Deux soirs chez Soop, on a dormi ensemble. En quatre ans, la première fois. Et c'était pas terrible, le matelas nous a gaté le dos plutôt. On se bagarrait, il croyait que je voyais quelqu'un. C'était faux. Mais c'était pas faux que je suis sortie en boîte avec Soop sans lui, que j'étais une dancing queen, que je me suis frottée, enlacée, ai embrassé, allumé, profité, repoussé les avances d'un espèce de britannique beau comme un grec. C'était pas faux que je me suis amusée sans regret aucun. Que j'ai weedé-haschiché-mixé à en tituber. C'est vrai que j'ai envie d'une autre vie, celle à laquelle j'ai jamais goûté.
   Cette semaine passée, quatre jours chez Dr (The Crooked Surgeon, pour la version british). Alcool le premier soir, pour se dire nos vies de mrd. Un deuxième soir rosé, pour goûter et fêter l'anniversaire de mariage de ses parents dont le père est mort, et profitons-en pour s'embrasser. Troisième soir débauché, en cachette, des vodkas et alcools frais pour s'enorgueillir, s'enlacer et avoir assez envie l'un de l'autre et dormir à y a pas d'heures soir pas du tout. Quatrième soir, à Picadilly Circus, on a fait notre cirque, se bourrer de narguilé, puis au pub, vômir dans un resto mexicain chic et servir d'abomination aux yeux des clients, pour continuer à dégueuler dans l'underground londonien pour le déremplir à ces heures tardives, enfin pleurer ensuite sur son épaule dans le Southern service.
   Des confessions, des rires, des jamais-faits (mais toujours pas de disco en France aargh). J'ai envie de pleurer. Et l'Eurostar qui me fascine, je le vois au loin quand je descend sur Gare du Nord pour donner les cours particuliers à Cycy. Sa carcasse jaune m'appelle et me dit viens. Ses boutiques rétro-éclairées, la cohue d'un départ, des malentendus, les messages sonores, voir le train qui démarre, le voir s'éloigner du quai, qu'il passe devant G-S -mon ancienne station-, les plaines vertes avant Calais-Frethun, ne pas se rendre compte que c'était bien en fait, qu'un pays de cons peut-être bien s'il y a une personne qui tente de le relever. Je ne le savais pas.
   Alors je m'éloigne. De RC, de ... bien sûr, la vie à la française, penser que je dors dans le lit du petit frère du Crooked Surgeon encore. Le chirurgien foutu, c'est ce qu'il est. Ces tendresses, c'étaient juste un cadeau pour cet homme qui m'a dit que j'étais son "true love", parce que je sais que c'est vrai au fond. Que l'on ne reste jamais avec la personne qu'on aime. On l'aime mais on est jamais avec elle, le contraire est contre-nature. Que j'aurai pu être sa companion mais je ne veux pas.
   Une manière de plus de me détacher de celui qui m'aime. Refuter ma vie, cette thèse abérante sur le bonheur (matérialiste).
   Et quelques prétextes pour des joues humides. Tu me manques terriblement Dr, mais combien encore?




"And now I can't be sure of anything
Black is white, and cold is heat"


|"The Ground Beneath Her Feet" - U2|



   

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