20 septembre 2007
"J'voudrais repeindre ma vie, mais je n'trouve pas le bon pinceau" [SOPRANO]
[Dans la famille Conne, je veux la fille]
"J'n'arrive pas à assumer ce que Dieu me donne
J'passe mes nuits dans le lit d'un verre de rhum
J'ai mon trône au milieu des lâches
Ma couronne certie par les larmes que ma famille me lache" 
..C'est quoi
Petite intro, hip hop français, juste pour écouter, une conversation où on te dit tout, sans que t'aies à répondre. Ça évite les regards coupables, on baisse même pas la tête.
Je suis pas d'humeur, je sais pas, c'est trop hypocrite chez moi. Je m'avance d'un pas chétif.
Je retombe amoureuse, de lui, de ... . J'ai envie de le voir, ou est-ce un mensonge de plus. Ne personnalise-t-il pas la liberté que je n'ai trop longtemps pas goûté? Le dehors, le train, le Paris et rentrer le soir quand tout est fermé et rétroéclairé pour mieux revenir le lendemain? Un mix je pense, j'ose espérer. Qu'il me reste encore l'Aâââmour-débile-de-mrd (il faut le dire), la confiance de mes deux.., et un manque physionomique (..mouais).
Je me calme, mes amants ne me plaisent plus, ne me cherchent pas assez. Je suis érintée, essouflée pour rien. Je veux du neuf, de la chair ferme, dévastatrice comme T., presque vampire, je me fond parfaitement dans ce paysage de la Nuit.
T. & moi. Moi je n'ai pas de raison, de m'inventer des quadruple vies, d'en faire des tonnes. Son boy "veut" la lâcher parce que c'est dur d'aimer des filles séquestrées, on sait pas si ça va marcher, alors on s'attache à d'autres plus accessibles. A 24/25 ans, on en veut plus que ces petites entrevues secrètes quand les vieux ne sont pas là. C'est marrant au début, tout est très marrant, au début. Il veut mais c'est dur de "pouvoir" ('Avoir le pouvoir de se dire au revoir', très con cette phrase). Alors, ils se jouent. Et T., elle, elle veut profiter, de l'accumulation de notre ignorance, la vie qu'on nous a caché. Profiter, ne plus se laisser bouffer. Elle était plus triste qu'il veuille abandonner, et elle veut le faire morfler, mais ce n'est pas que pour ça. S'amuser, guillerette s'en aller à cette prostitution maladive sans sexe. Mais moi, il m'aurait encore rien fait pour ce coup-ci. Et pourtant, je m'en donne à coeur joie, tout comme T. L'accumulation d'un tas de trucs. L'accumulation de lui, ... . De ma part de camée. Ma tête de petite, ça cache tout et on en profite.
J'aimerai me dire que ça changera un jour, que je redeviendrais comme avant. Avec les idéaux et principes qui me semblent inaccessibles aujourd'hui. Mais pas maintenant, tout comme le boy de T., je ne sais pas si je le veux donc je ne peux pas.
La fac et mes môgôs, le Timide. J'ai peur de la confrontation. Enfin, elle ne sera pas belle et festoyante oyé oyé parce que ... aura un emploi du temps des moins tendus. Et lui aussi, s'en donnera à coeur joie de me faire m'asseoir un peu devant mais pas trop dans l'amphi. Je tournerai ma tête légèrement, la seule fois où je l'embrasserai aussi, oui je jetterai constamment un petit coup d'oeil en haut à droite, où ils sont tous. Ils débattent de ma "condition", se disent que c'est pas juste, me jugent lui & moi, me disent qu'ils iront le voir et lui dire que dès qu'il a le dos tourné, je suis là, avec eux. Peut-être une fois par semaine vraiment, pourrai-je être avec eux. Ça sera dur, frustrant de les avoir désirés ardemment, m'amuser, rigoler et de ne finalement pas me récréer.
J'y pense, faudrait pas trop.
En attendant, l'esclavagisme moderne poursuit sa route, dans le monde, des pays industrialisés, dans des maisons et même dans certaines 'familles'. Va savoir.
|"Comme Une Bouteille A La Mer" - Soprano|
13 septembre 2007
"Everybody sayin' what's not for him/Everything I'm not, made me everything I am" [KANYE WEST]
[Nulle]
J'aime pas raconter le bonheur. Parce que je veux le sentir en moi, et pour ça, il ne faut pas le partager. J'ai appris ça en philo. Pas à être égoïste du bonheur, mais qu'un sentiment n'est vraiment ressenti qu'à partir du moment où il n'est pas départagé et qu'il reste donc entier. C'est pour ça qu'ici, je broie que du noir. Je ne sais pas si j'ai des instants de bonheur non plus, ou si j'en ai mais que je ne les raconte pas. Je ne sais pas. Et puis j'ai pas trop envie de savoir.
Je me déteste, je me haïs. C'est pas de la dévalorisation ou du manque de confiance. Pouvez-vous comprendre que l'on puisse haïr le caractère, la mentalité, les réactions et actions d'une personne et que cette même personne soit soi-même? Mon "heure petite pute" continue. Elle en a tellement ramassé, cette petite heure. Et c'est pour ça aussi que je me déteste. Je me les énumère, dans ma tête. Pour moi, ça en fait un paquet. C'est tout un paquet oui.
J'ai honte et pourtant j'ai envie d'en parler. Mais j'ai trop de honte. J'ai honte de ça, et de ne pas avoir de remords. Des regrets peut-être, mais aucune trace de remords. J'ai joui. De ma bêtise, de la liberté, du bonheur de flinguer ce qu'on est. Les idéaux qu'on apprend étant petit, les choses qu'on s'est dit que l'on ne transgresserait jamais. Un côté noir, obscur, presqu'inconnu que l'on apprendre à connaître. Puis à amadouer. Alors on aime ça, tout simplement.
Je n'ai jamais été à un autre. Jamais. Qui sait demain ce qui arrivera, mais là, pour maintenant, jamais. J'ai su me tenir. Me dire que c'est déjà un acte de gravité de donner sa bouche et pire, le coeur (quelle parole de mrd, donner son coeur :D ). Je me sens mal d'en parler, sans le dire. L'écrire m'est impossible.
Hier, je me suis refaite trois cassettes VHS de là-bas, en l'an 2000. L'année où on était tous censé mourir n'est-ce pas. En l'an 2000, c'était la première fois que j'avais embrassé un garçon. Garçon qui va se marier d'ailleurs (cf. 29.04.07). Je me rappelle la liberté, il n'y avait pas de peur, il n'y avait rien d'autre. La meilleure cassette, la numéro trois, je ne l'a trouve plus. Elle doit se planquer par là, dans mes propres affaires car je la matais tous les soirs avant de m'endormir, pendant un an. Un an pour oublier deux mois. Combien de temps pour oublier quatre ans..? Cette question fait surface dans n'importe quelle conversation.
C'est bien pour ça que j'ai honte, c'est pour ça que j'ai mal. J'aurai pu le faire, tout ce que je fais. En cachette bien sûr. La vie rock'n'roll & salope pendant qu'on y est. Mais ce n'était pas possible. A 17 ans, j'avais ces ptn d'idéaux et de principes et je l'ai rencontré. Et on s'est aimé, selon le principe. Alors j'étais en train de bouillir en dedans. C'était encore imperceptible. J'étais le sucre. Je m'émancipais, un peu plus chaque jour. Une émancipation de moi-même. Témoin, il était bien là. Les coups de crasse, tu me cherches des noises, je t'emmerde. On s'est gâché, comme dans toutes les histoires où l'on s'aime trop. On fait semblant. Lui plus que moi. Il est très fort à ça mais je le deviens aussi. Des belles paroles, que c'est joli, mais va-t-en conard. Si seulement tu pouvais t'en aller. Laisse-moi. Je n'aurai pas la force de. Lui non plus d'ailleurs. Je veux le taire ce mot car c'était plus qu'inimaginable. Pas nous quoi, les autres ouais, mais pas nous non. Comment on fait pour partir sans être triste et trouver la vie plus que normale? Ne plus se rappeller, les lieux, les noms, les chansons. Les pubs, les trains, les parfums. Les cadeaux, les mensonges, les photos. Les silences, le téléphone, les créneaux horaires. Les lieux secrets, les choses marrantes, les copains et copines qui s'invitaient à nos fiançailles. Les dates, les quatre ans, les cinq ans, tous les douze des mois. Les partiels, les permis, les j'en-ai-marre-j'encaisse-plus-rien-je-t'en-supplie-aide-moi. Les corps à corps, les têtes à têtes, les coups de têtes aussi. Je ne sais pas. Je crois qu'on ne peut pas faire l'impasse, c'est le prix de la liberté, du grand foutoir que je veux que ça devienne dans ma vie.
T. (ma best) & moi on en discute. T. et moi c'est une grande histoire. Très très grande. On se verra en octobre, au Bert's de Châtelet, en sirotant un chocolat viennois. Ça aurait été bien à Mogador parce que ça coûte vingt centimes de moins. Eviter la présence d'un beau ténébreux, dans l'habit de responsable, qui me zieutait n'y est pour rien.
Je l'ai commencé depuis Bebel Oued ce post et je ne veux pas le finir. Qu'y a-t-il à (se) dire encore? Qu'on se donne une chance et que je changerai pas en fait. Je ne veux pas penser que finalement on se laissera, et par je ne sais quel miracle l'initiative sera de moi. Ni penser que je pourrai pas mais que je "putinerai" pour me le substituer. Et que lorsque ma conscience s'éveillera à nouveau en moi; encore moins imaginer qu'il me dira 'non', que c'est trop tard, que je devrai attendre si vraiment je veux revenir. Je crois que c'est tout. Je crois.

Cette image m'a toujours impressionnée.
|"Everything I Am" - Kanye West|
05 septembre 2007
"I wish you would put yourself in my suitcase/.. [COCONUT RECORDS]
[C'est l'heure d'écrire]
../I love you, standing all alone in a black coat."
Je ne sais trop comment commencer, je crois que je suis tourmentée. Par des choses débiles, parce qu'il y a beaucoup en fait. Et là, je sais pas trop ce que je veux, ma solution légale c'est quoi. Enfin, si j'en ai une. Mais elle est loin cette solution, c'est fuir là-bas. C'était dit qu'il n'y en avait pas de légale. Les mots tombent les uns après les autres sans trop réfléchir. J'ai écrit dans mon "carnet RC.", parce que ça fait mal de ce côté là, ça a un peu repris, le mal de là-bas et lui surtout.
En fait, Tïe est rentré de là-bas. Alors c'était parti pour les palabres de l'autre face du monde, cette face jolie. En attendant, UK & Dr me pleurent et me sonnent tandis que je m'éloigne. Eloignement encore plus prononcé envers ... que j'aime je ne sais plus pourquoi. Je ne me rappelle plus la raison. J'écoute des musiques qui m'enferment dans un paradis qui est loin de moi. Ça dévalue encore plus ce présent qui me répugne. Aucune solution légale. Et puis tout ça, la reprise en octobre, et merde. J'en ai bien envie pour ne plus avoir mal au coeur d'une certaine façon, pour retrouver mes môgôs & Le Timide qui me manque beaucoup en réalité. C'est la solution de proximité, Le Timide, en fait. Pas une bouée, mais des brassières pour bébés. Des brassières bien trop grandes pour moi, parce que j'ai de petits bras. Je ne peux mettre aucun bracelets à cause de ça. Ça y est je l'ai dit.
Ptn de mrd.
Je laisse du noir, traduire mon silence lugubre. Je ne sais pas comment dire, comment montrer comment c'est au fond. Il aurait fallu faire comme dans le clip de "Jòga" de Björk, m'ouvrir, me délester de mon enveloppe, voir les tripes, ce qu'il en reste. Je suis morte depuis longtemps. C'est un faux moi qui est là, qui badine avec tout le monde. Une interface Windows, bien belle et tout et tout, toute buguée et truquée en-dedans. Alors je ne vaux pas un clou.
Y a tout qui se mélange: l'ennui, le manque de RC, la dérive de mon histoire avec ..., Dr qui m'harcèle et je joue avec lui alors qu'il le sait que je ne l'aime pas, la bitch family qui me plombent un peu plus chaque jour, octobre et ses orages. Ce vide en moi. Un sentiment de dégoût qui s'étend aux autres tellement il est grand pour moi.
Je suis morte et pourtant je me sens mourir encore. C'est lancinant et lent.
J'aimerai tellement de choses, des trucs morbides en même temps. Ce ciel n'est pas à moi, je veux celui de là-bas. Tant pis.
|"West Coast" - Coconut Records|
