11 août 2007
"Sur terre néna poin deux koma/Elle est douce à la fois sulfureuse/Rayonnante ou parfois orageuse/Elle sourit malgré ses ..
[hiP hoP Quiet]
...blessures douloureuses" [TI KAF LA KOUR]

*Le Phœnix, c'est la re-naissance.
[R.C. story] Avant-hier. On s'est tout dit, ces choses obnubilantes. Les mots avaient tant de mal à sortir de sa bouche. Je m'emprisonnais dans sa merveille. Qu'un jour t'aurais été l'officielle, qu'il a dit. Et est-ce que je le crois ou non. Je suis opaque, sceptique à ses dires. Son corps me manque. Il délirait sur des situations quelconques. On était deux mais nous amusions comme dix.
- "C'est une aubaine de m'avoir comme officielle!
- T'es folle.., c'est.. " (ton rêve?)
A quoi bon. Le 08.08 à 8:25 p.m a été scellé le pacte adultérin. Dans sa saoûlance, hier, il me parle d'une fille. Ça ferait deux ans apparement. C'est la deuxième, qui a encore le même prénom que moi. Mais elle ne doit pas une EtoileMourante, elle.
Faudrait y penser que c'est grave. Faudrait y penser que l'on s'aime.
|"Zamalia" - Ti Kaf La Kour|
05 août 2007
"You can leave me/On the corner" [COCOROSIE]
[Et j'attend, bonne enfant]
à 100 pieds sous terre.
Et j'attend. Qu'il soit là, sur le Net, dans ma toile. Alors que je suis presque sûre que non, qu'il est tard là-bas, le rythme de vie surtout, même s'il y déroge lui. Je ne peux pas m'en empêcher de croire et m'imaginer à 10 000 km. Insomnie. Comme hier après une vid-conf agitée. J'y ai vu V.! C'était plaisant. Taquinage, embêtage, insultes gratifiantes même, que du bonheur. Dans un état de surexitation, je ne m'endormais pas, comme si j'étais là-bas. Je voudrais être au championnat, rentrée le soir tard, s'endormir, tout le groupe en cachette dans la même chambre alors que les grands ne veulent pas et nous dérobent la clé. Mais malines, on demande aux garçons nous de nous passer la leur à travers l'aération de l'ancien futur climatiseur (compliqué, certes). On sort et s'enferme avec eux. Magistral. "Regardez ces deux-là", car on s'était endormi l'un avec l'autre, enlacés face à face. Ce sont dans nos rêves que l'on a dû se rendre compte qu'on s'aimait.
Alors j'ai dû appeller ..., hier soir, pour entendre les grésillements d'une conversation sourde. Ceux qui m'endorment. Et lui aussi il aime les grésillements de nos opérateurs si modernes. Il ne dormait pas hier, où du moins n'y arrivait pas et pour les mêmes raisons que moi je suppose. On avait ce même mal de tête. Que me cache-t-il. Je me le demande à moitié. J'ai des espérances, des paris pour ça.
Bientôt 1h. "Candy Land" de CocoRosie. Comme si je découvrais un grand chantier vide en écrivant ici. Un lieu délabré. Une ancienne usine dans un temps à des années-lumières de ses années de prospérité. Comme la maison à Rh., bonne référence ici. Cette lourdeur me submerge, peu avant 1h. Personne n'est là. Ma vie sans ..., elle ressemblerait à ça. Une usine délabrée, angoissée et insomniaque. Et pourtant, cette vie fait réflexion dans ma tête. pour tous les mensonges que je ne devrais plus.
|"Not For Sale" - CocoRosie|
04 août 2007
"Miss Madonna won't you give me a kiss/One of your soft sweet lagrimas" [COCOROSIE]
[Topo]
enfermée je deviens empathique.
Je suis absente, je meurs d'écrire je ne sais pas trop quoi. Combien je suis escroc.
On a toujours été "ensemble", côte à côte quoi, RC & moi. Des bagarres, des insultes, se taquiner jusqu'à se détester. J'ai envie que tu m'appelles ptn. On s'est connu jeune. On s'est connu car on était lié. Aimer l'impossible, interdit mais pas trop. Puis je suis partie là-bas m'amuser. J'ai aimé et été aimé pour la première fois mais ce n'était pas lui. Ce qu'on avait bourgeonnait encore, trop déraisonné encore. 2003 on y est. Elle est née. Cette liaison infâme que personne-personne ne sait. Que le groupe doit ignorer, même s'il s'en doute. On se chamaille, on se piétinne dessus, nos bouches s'approchent mais ne se câlinent pas. On sursaute quand quelqu'un surprend. A quoi faire? A avoir ma tête sur son épaule, ces ptn de bouches si proches, assise à droite, place conducteur, je fais semblant de conduire, on est marrant, de rêver que c'est possible. Puis on s'est aimé, onze jours avant mon départ. Dans son lit le soir, je me glisse après un mot qu'il me laisse sur mon pyjama, dès que je rentre de ce restau, auquel je ne voulais pas aller d'ailleurs. Moi sur lui, on se câline, il massait si bien mon dos. Nos lèvres se frottent. Je commence, "Stop non, c'est pas bien ça" j'ai dit. Et nos lèvres se frottent encore, dix longues secondes, tellement longues. Je ne voulais pas être l'actrice de ce malentendu. Ce fût le baiser le plus sensuel de toute ma courte vie. Qu'importe lui ou moi, aucun grand hasard m'aurait poussé dans ses draps blancs, dans ses bras. On s'enlace et s'aime jusqu'au petit matin en s'endormant. Je me rappelle comment il me serrait et m'étouffait. Deux nuits encore où je suis revenue. Plus entrepenantes, ces nuits s'ouvraient à nous, au moment où j'ai dit 'stop'. C'était suffisant, pourquoi aller loin. Et puis je suis partie, loin, ici.
Ces insomnies, la musique, cette ptn de musique de mrd qui rappelle combien on était bien, combien on était amoureux. On ne savait pas où on avait mis les pieds. Maintenant si. On passe chaque été "ensemble", sans être côte à côte.
~Goulument, je ravale ma tristesse. Hasard, les reçus de La Poste s'envolent sur mon écran. Ces mêmes reçus , ceux de mes envois pour lui, ses vinyls. Je pause, c'est dur d'écrire. Attendez, deux secondes.~
Voilà. Je crois que cette mascarade adultère ne s'arrêtera jamais. Il est riche, je ne sais pas si je l'ai dit, très. Il doit bien sortir à gauche, à droite. Et il me cherche toute l'année quand je n'ai que des vacances d'été vides à lui offrir. Odieusement. 'On a pas le droit', voilà d'où toute la légimité de la liaison tient ces promesses. Jamais on "sera ensemble". Alors pourquoi ne pas:
"Rendons nous à l'évidence
Tout est cuit d'avance
Mieux vaut pas tenter sa chance"?
Parce que c'est notre histoire. C'est le méchant que je n'aurai jamais et qui sera éternellement à moi. Je serai cette fille qu'il aura toujours voulu, mais ne l'étant jamais. On s'amourache. Ptn c'est dur. Une discussion nous attend à la prochaine fois. Bientôt j'espère. La discussion? Elle re-dira ce qu'on sait déjà: qu'il faut pas, que j'ai quelqu'un, qu'on peut pas, que personne ne devra savoir,
~Pause 2. T_T Saloperie.~
que l'on doit s'oublier. Qu'on ne pourra jamais, ptn c'est dur là, t'es celui que je voudrais à jamais, je te lâcherai jamais d'où je suis, on se promet d'être toujours ensemble hein oui?, c'est la dernière fois que l'on doit se donner l'un à l'autre comme ça, on met un pari, je le tiens je pourrai t'embrasser vieux et moche et je m'en fouterai de ta pute, jtm, me too.
Voilà comment ça finira. Viva Forever. (des Spice Girls bien sûr)

"You know I won't tell nobody
That you've been smoking cigars
I won't tell nobody
Tell nobody
That you've been smoking cigars
Miss Madonna... "
|"Madonna" - CocoRosie|
29 juillet 2007
"What's the answer?/To our problems/I think we've gone too high.." [JAMIROQUAÏ]
[On s'est plû]

*Bougeoir offert par Le Gaulois un ami oublié aujourd'hui
- Un séjour moins tyrannique chez le pater. Des sorties proscrites en général. Rentrée à six heures, à pieds. Rh., un cousin d'enfer. J'ai spliffé abusivement. Matthieu d'Orgenoy me manque. ("Lady" - Abégé => j'écoute, je veux danser qu'avec lui). On a voulu s'embrasser. On a la même taille! C'est un Prince, ça se voit. Sa pute était à ce barbac' aussi.
- Le Timide s'estompe quand d'autres me courtisent.
- J'ai gagné deux fois aux cartes.
- Mon frère devient de plus en plus mal-élevé, grâce à sa mère. Il m'étrippe.
- J'ai appellé RC. Puis lui aussi m'a appellé dès que je lui ai demandé. Deux fois dans une même journée. Il m'a dit qu'il m'aimait, avec une autre voix, tout doux. Je lui ai envoyé des vynils pour son championnat. C'est juste pour ça vous croyez? Il me manque vraiment en tous les cas.
- J'ai refusé le boulot chez le beau-p, je veux me consacrer à l'A-é. C'est con de penser que je réussirai.
- J'ai grossi comme il fallait pas. Demain reprise du sport, dès aujourd'hui, arrêt du grignotage intempestif.
- Bac (le gourou, cf. ante) et Chris mon oncle sont rentrés chez eux. Chris me manque déjà un peu, Bac pas du tout.
- J'ai déprimé hier après-midi. Rentrée de chez le pater, je m'asseyais, j'aurai pas dû. La faute à lui maintenant si j'ai un instant oublié ce qu'était la vraie vie vacancière: faire pour l'autre poufiasse maternelle. Que des devoirs, pas de droits; cette phrase m'assassine un peu pus chaque jour. Je veux me défenestrer des deux mètres cinquante de haut.
- Je flemmardais d'écrire ici, pourtant des sentiments me rongeaient, des descriptifs détaillés se profilaient, comme la maison de Rh. Depuis que ses parents ont rompu, c'est une maison de mec. Inerte, inanimée, comme si quelqu'un était mort. Les murs attendent d'être ravalés. Le rose pastel de la salle de bain a viré au gris. Alors j'ai mouillé des yeux, juste un peu. Juste pour ça, juste parce qu'une maison avait un air de déménagé. Qu'il n'y avait plus la cohue d'une grande famille bruyante, que chacun a tracé. Que j'avais jamais imaginé que ça devienne comme ça. J'ai eu un choc. Je me suis dit que c'est pas si mal après tout, j'aime pas la structure nucléaire de la famille. Une tribu de copains et un père, peut-être, ça m'aurait sûrement arrangé. C'est dégueulasse d'en arriver à ça, j'y arrive pourtant.
- Là-bas, m'appelle (R.C. le premier). Tous. Prions pour dans moins de 365 jours. Je veux.
- *Chez le pater, c'est sea, sex and sun. Et drogue. Alcool aussi. Bagarre. Fous moi la trêve je sors me prend pas la tête je viens arrête de me répéter quand me doucher tu m'as saoûlé ça va raconte pas tout ce que je t'ai dit regarde ptn ce que tu fais là maman va palabrer famille de merde.
*Chez la mater: <<-Salut!
-Pas salut!! On dit bonsoir ici!
-Bonsoir.
-... .>>
- Mon beau-f serait gay. ... le prend bien. Mais une tristesse l'a prise quand il s'est dit qu'il l'a découvert à son insu. Ce frère auquel il a jamais parlé, toujours en conflit. S'ignorant, le 1er mai comme aux anniversaires. La tristesse d'être si loin d'une réalité qui n'a jamais été, en fin de compte.
- Ptn, ça fait du bien d'écrire.
|"Too Young To Die" - Jamiroquaï|
18 juillet 2007
"I try to see good good in life/Good things but lies not far to find" [ENIGMA]
[Batifoler]

Parler un peu beaucoup pas du tout.
Le dernier vrai fou rire: en première (L bien sûr), Nad' doit faire sa démonstration d'oral de littérature et lors de "l'entretien" au lieu d'argumenter en faveur ou contre les dires d'Epicure, elle raconte un blabatage autobiographique et dit qu'elle est "épicuriste" (au lieu d'épicurienne) et qu'il faut "vivre chaque jour comme le dernier" (palam pa pâââ, cf. Corneille le chanteur). Mon Dieu, j'ai cru mourir ce jour et j'aurai aimé; je serai morte de bonheur. Ces deux années L, j'étais en famille. "Maintenant chacun sa route, chacun son chemin.." cf. ... vous savez. Depuis ce jour, je n'ai jamais vraiment ri. Cela fait trois ans maintenant.
Ma jalousie: je suis jalouse de tout de tout le monde chez le monde. Je suis jalouse de cette fille qui mate mon copain et de cette salope de cafard moisi qui a consenti à son éloignement de moi; de cette fille dans le train qui a un si joli visage que l'on ne voit rien d'autre; de ces gens si absorbés par leur travail qu'ils ne voient rien, en entendent encore moins, ne savent pas ce qu'il se passe en bas chez le commun des mortels et ne subissent pas les travers de l'Homme; des gens qui n'attendent pas un an et demi avant de changer de PC, question financière; de l'intelligence innée des autres; de ce que je n'ai pas. Je suis jalouse que ... soit surdoué. Que le Timide soit parti en vacances, qu'ils soient en contact avec d'autres. Ça me rend malade, je blémis.
Ou quand je l'ai fermé à tout jamais: avant, EtoileMourante c'était l'imposition par la force. Oui j'en ai une grande -de gueule- et ça, je l'ai pas fait exprès, c'est comme ça. Puis, j'ai découvert tout ce que j'avais à découvrir sur ... & sa putain, rejet, reprise mais suspicions permanentes et les disputes à ne plus pourvoir respirer; alors quand il me dit que je l'harcèle lorsque je le soupçonne d'un quelqueconque fait, je me tais. Je dis plus rien, je peux pleurer en silence, je peux mourir de douleur au fond de la gorge, ça descend si bien au fond du ventre et ça ne vous lâche plus le matin. Je me tais quand on raconte n'importe quoi, quand on ment sur moi, quand on me cherche, je prend un air désabusé, une mine de normalité, indicible, pour qu'on ne puisse pas me lire. C'est même plus qu'elle est grande, c'est qu'il y en a plus de gueule.
[A suivre]
|"Life" - Enigma|
17 juillet 2007
"I wish I couldn't say googbye/And every single night/I cry/(...)" [BELLY feat. MONIQUE]
Ptn, je pense au Timide. C'était court, trop. Je me rappellais quand il a pris ma main, nos doigts se sont enlacés. C'était délicieux. Ça faisait partie des derniers moments, personne à cette table de la BU, Abu & le méchant poto du Timide partis aux photocopieuses, pas de A. pour nous foudroyer du regard. Son sourire, ces bras solides, pleins. Sa bouille de gentil. Je lui avais dit, qu'il l'était en fait, un sourire trop content a arboré son visage. Ces cheveux, au gel mais courts, juste pour qu'ils piquent partout. Si je n'avais pas touché, je n'aurai jamais dit qu'il en portait. Je veux le voir, juste pour savoir où ça en est. Qui je suis encore, qui je peux être. Je ne peux pas mentir, c'est mon canal ici: je crois que j'ai envie d'essayer avec lui. J'ai même penser à être avec lui, vraiment être. Je ne sais pas comment il est mais je veux. Ptn, j'arrête pas de penser à lui, j'ai tellement envie d'être avec toi. Ecrire sur ton bras, te "prison breaker" comme les autres ont dit, te saoûler avec mon sourire, mon cynisme sociétaire et mes questions entêtantes un tantillet embêtantes. Je veux que tu m'embrasses, m'étreignes doucement, ta chaleur et l'inconfort, tes bras solides, tes mains bien plus grandes que les miennes, sur mes reins, tendres et timides, dans mes cheveux, ton goût, s'apercevoir du sentiment. L'interdit, mon regret, mes culpabilités. Mon fantasme restera tel quel, trop pudique ou moral ou les deux, tu n'oseras, trop flingueuse et pas tueuse en soi, je n'oserai. Parce qu'aussi il ne faut pas. Ça ne m'empêche pas d'y penser. Je (te) veux.
我很想念你。
|"Goodbye" - Belly feat. Monique|
"Can we plz pour out some liquor?/Symobolizin',let's takin' time to consider that/Though our thugs ain't here,the love is"[NAS]
[Till' I Collapse]
Un petit séjour chez le pater, de vendredi matin tôt à lundi soir tard, pourquoi pas mardi même. Lui raconter, ce que je suis, avant ce que j'étais. Lui raconter mes mensonges; mes deux portables; mes sac Longchamp et montre Guess que je n'aurai pas pu m'offrir, personne d'ailleurs; ce que ... est. Plus leste il peut l'être, il a pas beaucoup été durant mon enfance. Une bouffée d'air pure dans ces vacances travesties. Je dois demander une autorisation d'aller le voir car je vis sous le toit de certaines personnes et je ne fais pas ce que je veux. Et pour ça j'ai toujours la même boule au ventre car on m'a déjà empêché car je n'avais pas demandé mais dit que j'y allais. CONARDS GATES.
Hier, réinscriptions faciles. Peu de monde. Enfin, il devait en avoir trop en parlant des illuminés-intégristes de la Smerep, qui m'a pris une demi-heure, pourtant je connais le quartier, je suis en L2 et j'ai redoublé. Non mais. Un détour par St-Michel pour moi et mon bon/malheur. Les courses pour octobre (oui c'est tôt et alors). Puis un cinéma, ça faisait bien trois mois qu'on y était pas allé. Et dire qu'il y a deux ans, on faisait en une semaine tous les films sortis. C'est un peu notre hobby inaccessible. Ensuite, j'ai marché dans une mare (CQFD) pour rentrer "chez moi".
Je sais qu'il me ment. Je sais pas trop comment le dire. Il sait que je mens aussi. J'arrive pas à écrire.
J'ai dû mal à lire les futurs cours. Je me sens fatiguée, physiquement. Pourtant je fais des efforts, je mange. Et même le sport devient difficile. J'ai sommeil en fait et pourtant je dors. Je crois que je rumine tellement que ça se fait ressentir. Bye.
|"Just A Moment" - Nas feat. Quan|
13 juillet 2007
"Avant je voyais rien comme Daredevil/Mais on m'a trahi/Maintenant j'vois tout c'qui s'passe comme un laveur de vitres" [NAKK]
Les "Chanson[s] triste[s]" de Carla Bruni (que je haïs -que l'on soit bien d'accord- car elle a volé l'homme à Justine Levy dans Rien de grave, obnubilant) et Nakk, en boucle.
Un peu amère, la tête penchée sur le côté. Je fais semblant d'être bien, d'aller bien, d'être lue, comprise et entendue. Ça bourdonne à l'intérieur. C'est lancinant et meurtri. Pourtant ça ne devrait pas. Tout se mélange, à rien. Ce Timide de malheur me rend malade. Et ces chansons de mrd qui assassinent un peu plus encore, que l'on écoute on ne sait pas pourquoi.
Je me suis remise au sport, conjuré à des abdominaux et les poids. Ouais, je veux.
Le mal de l'air étouffé du pavillon. Ce copain est génial, un ange-trop-gardien attentionné, je ne pourrai jamais sans lui mais un jour il faudra. Toutes ces histoires auxquelles ont s'accrochent nous pourrissent. Vendredi dernier on était dans sa voiture, près du cimetière. On est resté dedans toute la journée. On a trouvé cela merveilleux car on l'avait jamais fait -ou peut-être si en fin de compte, mais il y a si longtemps-. On s'est retrouvé dans l'intimité, on s'est parlé à nouveau. Il m'entraîne au drt des cnt et admin en me faisant des interros, aucun autre, que dis-je, personne n'aurait cette patience, cet amour à me balancer à la figure. "T'en veux? En voici, en voilà, dans ton bec". Où ça nous mènera, ces mensonges et ce trop-amour. Un regard séduisant et un sourire et je m'enfuis. Un moindre intérêt, insignifiant et peut-être pas si innocent, il accourt. On est loin de l'automne 2003. Ces photos "bleuies", car l'encre photo vire au bleu et pas au jaune contrairement aux photos développées, où nous sommes moches, légèrement ridicules, avec cet amour rose bonbon, je déteste le rose, guimauve. On sourit, alors que pour être séduisant sur une photo il ne faut pas sourire, pas à pleine dent, mais ouvrir légèrement la bouche, pour paraître naturel. Il restera ça, les un milliard de peluches, les 3000 euros de cadeaux blindés entre trois appart' dans des cartons scotchés à en craquer. Il restera beaucoup de joie mais autant de peine. En fait, faut pas aimer mais être celui qui est aimé si l'on veut pas se faire bais*r.
Qu'en sera-t-il si j'aime? Il faudra que je sois déçue, que ma peine me ramène à toi ... . Je ne regrette pas mais j'ai tant de remords. Oui je m'imagine être autre, autre part. On est tant à se le figurer, les yeux ouverts, sans rêver même. On me la démontrer de façon "A par B". Sans ça, je le savais que tout est conditionné par soi-même et c'est bien dégueulasse: de savoir que tout est de ma faute.
Même du shit m'aiderait pas là. C'est un état de deux, trois jours qui me tape là. Ça allait. Je pense à TOI du début, c'est étrange et évident en même temps. Rien de mieux que les excitations passées pour rendre le présent pesant moins morne. Comme une évasion. Très con ce genre d'évasion. Et la peur de l'échec. Ça c'est le futur mais ça pèse aussi. Alors on évite.
Avant, ... & moi avions un jeu. Enfin c'était né de mensonges d'affaires du type "A quoi tu penses là?" "Oh ben à rien tu sais..". Je lui dis "à rien?! Mais comment tu fais, c'est impossible!". Penser à rien, ça supposerait voir du noir ou du blanc dans notre esprit, à l'instant même où on le prétend. Or on pense toujours à quelque chose. Ben on devait penser à rien. On y est jamais arrivé. Pourtant ça aurait été une bonne chose. A force d'écouter de la musique ou de rester immobile devant le bureau autant immobile, oui quand j'y pense à ces heures perdues, ça m'aurait plutôt rendu service.
Notre truc actuel là? Il prend ces cartes de "Qui veut gagner des millions?", je suis G et lui M. Il me pose les questions avec les jokers (mais deux 50-50, problème technique) et il triche pour que j'arrive toujours à ces quatre millions de francs, je crois que c'est pour lui ça. Il doit aimer me voir grommeler, hésiter quand il m'envoit balader et m'énerver car on sait qu'on y arrivera toujours. A la dernière question.
Voilà ce que j'écris sous les grondements des pétards du 13 juillet.
"On s'connait pas
Qu'importe, j'ouvre mon coeur
Me ferme pas ta porte"
|"Chanson triste" - Nakk|
11 juillet 2007
["La paix est l'intervalle entre deux guerres", GIRAUDOUX]
[On s'est battu autour]
Tyron & Kik' sont rentrés chez eux. Le 24 ils partent là-bas. Re-continuement de l'emmerdement. Dernier jour de prof demain, même si cette bouffée d'air pur me manquera, je ne me plaindrai pas. La semaine prochaine (lundi), réinscriptions. Que c'est bon, que ça fait du bien. "Les rattrapages, c'est l'enfer. Se réinscrire à l'issu de la première session", c'est le paradis, que je lui ai dit à ... mon chéri. Bourse qui tombe dès novembre-décembre ok, Navigo opérationnel dès octobre même septembre ok, carte SNCF ok dès octobre, carte étudiante ok dès juillet. Et surtout pas de révisions de matière merdiques qu'on déteste et qu'en plus on re-tape. Et après on me dirait que c'est pas la paradis? Non, c'est trop top, c'est trop sérieux, comme on dirait là-bas. (Il en faut peu pour être heureux, merci Baloo)
Tyron m'a donné des astuces pour le sport et là, je vais commencer -régulièrement- les abdos. Continuer le vélo et je commence la muscu. Attention, rien d'excentrique, je lève deux kilos avec mes deux bras pour l'instant. (Pour info, je suis pas très grosse, donc j'ai pas beaucoup de force). J'ai commencé lundi que mardi matin j'avais déjà des courbatures. Mais je veux vraiment me muscler pour arriver au top lorsque (et s'il y a assez de places, prions fort) je commencerai le hip-hop. En parallèle, j'essaie de commencer à mémoriser la classification des différents types de contrats et ... m'interrogera régulièrement même si nous n'avons pas défini quel jour exactement. Il faut que j'entame le drt admin aussi, car ça sera une autre paire de manches, arrivé octobre.
J'ai pas envie qu'on me dise que je reste assise, j'ai pas envie de rien faire. Ou du moins m'en rendre compte, que dans ma vie, je fais rien. Le peu que je fais, c'est mal. Alors je m'occupe, en essayant d'être positive (oui, je révolutionne). Le temps est lourd et les jours sont longs. Je pense toujours à la troupe, le Timide bloque mon esprit, des ptn de chansons mielleuses lui sont réservées. Je l'ai montré en photo à Tyron, il m'a dit qu'E.T. avait plus de style. Ça m'a fait rire, car c'était vrai. Le temps qu'il a passé là a adouci le climat mais hier encore, dans le TER, au retour du cours partic', je dépérissais. Repensant à tout ça, ça ne partira jamais. Ma dernière fiche de prof m'attend, je vais le blinder d'exo le morveux. Oui je suis cruelle.
04 juillet 2007
"Each day each dollar she knows it tears another little hole in her heart.." [AQUALUNG]
[Ici c'est là]*
(Inutile car je me mutile)
Je sais pas si ce sont les résultats mais je repense à la fac, l'ambiance quoi, surtout après l'affront d'hier. Alors j'ai envie de m'échapper, partir à 8h le matin et ne retourner qu'à 20h le soir. Comme ma toute première année. Inutile de dire que le Timide est là, tout près de moi mais que je reste sans nouvelles de lui. Encore trois "12", de chacun des mois de juillet, août et septembre, à attendre, ça sera et c'est long. Et il restera les dernieres jours de septembre, si longs car si proches. Où par malchance il fera beau car le changement climatique fait tout changer.
Une journée seule aujourd'hui, loin des foudres que je pourrais retrouver ce soir. C'est désatreux, navrant que les chaînes hertziennes nous mettent des programmes mensongers sur les vies de familles américaines heureuses.
Dans ma tête je suis loin d'ici, mes affaires aussi. Le père bio, j'ai l'impression de profiter de lui, de l'appeller à la rescousse quand les géniteurs-friqueurs ne sont plus. Mon beau-p aussi, j'ai l'impression de profiter, que quand je prend l'argent de mon coût et qu'après je me tire, sans son approbe. Parce que je suis la honte, la honte ça vit mais pas ici.
Les crises se calment au bout d'une semaine généralement mais j'ai peur, plus ça va, moins ça ira, normal.
Je préfère être triste pour le Timide. Et être heureuse pour et grâce à lui. J'ai tellement envie d'écrire de déballer mon histoire, depuis les six ans, de ce qu'on m'a fait, de ce que j'ai vu et entendu à leur insu. Elle est sans queue ni tête et très lourde. Je crois que c'est ça qui me fait avancer, la douleur de repenser au passé, de re-raconter le passé. Alors je me tais "j'laisse tomber, ça sert à rien": voilà la meilleure phrase qui arrive à sortir.
J'ai abandonné le vélo il y a deux jours et je me brosserai les dents que deux fois car je n'ai pas mangé aujourd'hui. Je me demande ce qui me ferait bien plaisir: de l'argent et du cran. Le reste, je me démerderai.
|"Another Little Hole" - Aqualung|



